Le numéro 1 du magazine Sextant et son DVD, au sommaire Henri Texier.
Plus qu'un nouveau magazine, Sextant se veut un objet hybride par sa forme - qui se lit comme un livre illustré - et par son contenu qui traite de création artistique tous azimuts. Chaque numéro sera placé sous le signe d'une ou plusieurs personnalités, un créateur, un acteur des musiques improvisées, un explorateur de l'art... Nous tenterons de vous faire goûter aux expériences que celui-ci aura menées dans sa discipline comme dans d'autres, à ses goûts et ses influences. Notre revue sera aussi l'occasion de vous faire découvrir des artistes aux univers apparemment éloignés, mais ayant avec lui certaines affinités.
Sextant est un engagement en faveur de la création artistique, parce que ses acteurs sont, à nos yeux et au-delà des jouissances qu'ils peuvent nous
Ces artistes dessillent les yeux et ouvrent des possibles. Les bases de cette alternative sont liées à l'échange, au partage.
Dans une société normative, il est nécessaire de défendre ces échanges artistiques pluridisciplinaires. Nous comptons vous faire entendre leur respiration. Chaque artiste est multiple.
Vous l'aurez compris, il ne s'agit pas ici de biographie, ni de communication sur l' actualité (d'autres le font déjà très bien), mais bien de vous inviter à un voyage acoustellaire.
Pour le premier Sextant, nous avons rencontré Henri Texier. Il s’est confié à nous pendant 9 heures. On n'imagine pas autrement Confucius : un visage de sage, mais qui s'exprime avec le ton des Batignolles. Sa contrebasse l'a emmené dans toutes sortes d'aventures, des premiers orchestres de Don Cherry et Dexter Gordon à Sclavis et Romano en passant par les ciné-concerts devant des films de Dreyer ou Bertuccelli, des performances avec des peintres, des acteurs, des ballets de danse, les vagabondages solitaires, la rencontre d'un indien Navajo, l'Afrique sous l'objectif de Guy Le Querrec, les croisements de fer avec les jeunes mousquetaires de l'improvisation ( Julien Lourau, Noël Akchoté, Manu Codjia...), la Strada, les quartets, les quintets et les sextets...Henri Texier est vécu comme « un repère planté au milieu du jazz européen ». Mais son art dépasse les frontières du jazz pour côtoyer celles du cinéma, du théâtre, de la danse, de la photographie et de l'engagement politique...
En écho à ce périple transfrontalier, l’ évidence filigrane d’ apposer en regard des objets eux aussi obliques, dans la rubrique audiovisuelle (le dvd), paysage en relief de la revue. Nous vous invitons ainsi à une découverte vibrante, BORDER, le film clandestin de Laura Waddington, récompensé au dernier festival COTE COURT à PANTIN. Inscrit dans le droit-fil de l’engagement vécu artistiquement par Henri Texier , il vit le témoignage incarné et nocturne- limitrophe- du lent exil des réfugiés de Sangatte à deux mois de la fermeture du camps. D’autre part, le jeu inédit de laisser l’improvisation de votre curiosité diriger votre lecture d’ Audioplages, un labyrinthe désorienté par Noël Akchoté, et concu par Péage Neutre diffusion.
Larguons les amarres !
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